La communauté Apple française n'a besoin de personne pour exister — elle est partout, dispersée, increvable. Ce qui lui manquait, c'était un ancrage central. ⌘+F est ce phare, et on le porte à trois.
Il y a un moment que je connais par cœur. La conférence est finie, le speaker referme son MacBook, et c'est précisément là que ça devient intéressant. Sur le trottoir, dans le café d'en face qui baisse le rideau dans vingt minutes, dans le fil de messages qui s'ouvre le soir même. Quelqu'un lâche enfin qu'il rame sur un truc depuis trois semaines. Deux personnes qui ne se connaissaient pas décident de bosser ensemble. Un junior réalise qu'il n'est pas le seul à patauger. Puis chacun rentre chez soi, et tout ça se dissout. On recommence à la prochaine occasion, comme si la mémoire ne se transmettait pas — comme si SwiftData, ou CoreData pour les anciens, n'avait jamais été que du vent.
⌘+F, c'est ma façon d'arrêter ce gâchis. Pas une conférence supplémentaire dans un agenda déjà saturé. Un point de ralliement qui revient. Une lumière dans la nuit, un bistro du coin où l'on papote, où l'on échange, où l'on confronte nos apps et nos idées, où l'on se bat pour elles, où l'on s'entr'aide et — tant qu'à faire — où l'on s'entraime. Pour que ce qui se crée dans ces marges cesse de s'évaporer.
Le nom est déjà tout le programme
On n'a pas choisi ⌘+F pour faire malin. À vrai dire, on ne l'a pas vraiment choisi : il a surgi un soir, passé minuit, dans un groupe iMessage — entre OGs, entre fans de la marque, on n'allait quand même pas brainstormer ailleurs — où on tournait autour du projet sans trouver comment le nommer. Florent, Baptiste, moi, et le Professeur Tournesol, en hommage a Tintin — une personne qui se démène pour cette communauté plus que quiconque et qui, pour ses raisons, préfère rester dans l'ombre ; on le respecte assez pour ne pas le sortir de là. J'ai fini par lâcher ces deux caractères, après une série de propositions plus drôles que sérieuses et franchement border — Les Lascars du Build (LLDB), ou Codeurs Libres Apple, Natifs & Geeks (CLANG). ⌘+F, lui, a fait l'unanimité instantanée. Et d'un coup tout collait. Parce que ce nom raconte, à lui seul, exactement ce qu'on veut faire — à condition de savoir le lire. Et c'est bien là le piège : tout le monde dans l'écosystème presse cette touche cent fois par jour, et presque personne ne sait ce qu'elle est.

Le ⌘, d'abord. Ce petit nœud à quatre boucles, c'est Susan Kare qui l'a dessiné — la graphiste à qui l'on doit l'iconographie entière du premier Macintosh, la corbeille, le curseur, les polices. Elle est allée le chercher dans un panneau routier scandinave : le Sevärdhet, ce symbole qui, en Suède, en Norvège, en Finlande et en Islande, signale un lieu d'intérêt — un endroit qui mérite qu'on s'arrête.

Difficile de rêver meilleure devise pour un projet qui veut justement créer des endroits où l'on s'arrête. Et il y a une ironie que j'aime particulièrement : ce glyphe a remplacé la touche Pomme sur nos claviers en 2007 — l'année exacte où j'ai écrit ma première ligne pour Apple. Le symbole a tant marqué les esprits que beaucoup disent encore « Pomme-C » pour copier, des années après la disparition de l'icône — au point que Calogero a appelé un album Pomme C, en 2007 justement. Un signe peut survivre à ce qu'il désignait. C'est précisément le genre de mémoire qu'on veut entretenir.
Le F, ensuite. Officiellement, c'est le raccourci pour chercher — Find. Mais on lui laisse volontairement le champ ouvert : Friends, Family, Fierce, Francophones, Froggies. La lettre est un contenant, pas une étiquette. Là où la plupart des raccourcis servent à fermer ou à quitter, ⌘+F sert à trouver — à ouvrir. C'est le seul geste de tout le clavier qui dit « cherche, il y a forcément quelque chose ». Le projet tient dans ce paradoxe : un nom que tout le monde connaît par les doigts et que presque personne ne sait lire. Exactement comme cette communauté — partout présente, rarement nommée.
Cette communauté n'attend pas qu'on l'invente
Soyons honnêtes sur le point de départ : il n'y a rien à fonder. Les développeurs Apple francophones sont déjà là, et ils sont costauds. Ils tournent dans des studios, des grands groupes, des apps solo expédiées le week-end, des écoles, des canaux privés où l'on s'entraide à des heures indues, des conversations qui débordent largement la salle où elles ont commencé. Beaucoup tiennent la distance depuis l'iPhone d'origine — ils animaient des meetups, encadraient des hackathons, montaient des équipes et continuaient d'écrire du Swift quand aimer Apple n'était plus tout à fait à la mode dans le reste de la tech.
Le talent ne manque pas. L'envie non plus. Ce qui manque, c'est la régularité — un rendez-vous qui ne dépende pas d'une keynote pour exister, qui ne s'allume pas une fois par an pour s'éteindre aussitôt. Un battement, pas un feu d'artifice.
Et il manque la voix. Car le seul vrai défaut de cette communauté, c'est qu'elle est silencieuse — paradoxal, pour des Français 😅.
Ce silence a un coût : invisible de Cupertino, invisible des instances européennes, alors même que c'est à Bruxelles et à Strasbourg que se réécrivent en ce moment les règles décidant de ce qu'on a le droit de coder, de distribuer, de monétiser. Je suis peut-être le seul abruti à m'être rendu une dizaine de fois à la Commission et au Parlement européen cette année pour y porter une voix de développeur.
Et j'y vais avec une conviction assumée : je défends une certaine idée de la plateforme Apple, de la cohérence et de la sécurité qu'elle garantit, à rebours d'une partie du discours ambiant. On peut ne pas être d'accord avec moi — beaucoup dans la commu ne le sont pas, et c'est sain.
Mais l'enjeu n'est pas de savoir qui a raison. C'est que, sans personne dans la salle, c'est le vide qui parle à notre place. ⌘+F n'est pas un lobby ; c'est l'inverse — un endroit pour que cette communauté arrête d'être inaudible, qu'elle pense, qu'elle s'engueule, et qu'elle finisse par savoir ce qu'elle a à dire.

Et je veux poser tout de suite ce qui, pour moi, fait la différence entre ce projet et un énième cercle : ⌘+F n'est pas un club. Le risque, avec n'importe quel rassemblement de gens compétents, c'est de virer en chapelle — on se cite entre soi, on récite les nouveautés comme un argumentaire commercial, on confond ancienneté et permis de juger.
Je veux exactement le contraire. Un endroit où l'on explique ce qu'on a fini par comprendre, où l'on dit sans gêne ce qu'on ne maîtrise pas encore, où l'on triture les nouvelles technos pour de vrai au lieu d'en répéter le pitch, et d'où l'on repart avec quelque chose qu'on peut ouvrir dans Xcode lundi matin.
Quinze ans sur le terrain, et ça ne se simule pas
Je dev sur les plateformes Apple depuis 2007. Première app publiée presque aussitôt l'App Store ouvert, invité comme étudiant à la WWDC en 2009 puis présent en payant depuis 2011 — j'en ai déjà parlé ailleurs — j'ai traversé l'époque où les billets s'arrachaient en deux heures, puis en cinq minutes, puis en soixante-douze secondes, avant la loterie, avant le format d'aujourd'hui. Une quarantaine d'apps derrière moi, des millions de téléchargements cumulés, des équipes accompagnées chez Orange, LVMH ou Airbus. Je ne déballe pas ça pour le palmarès, mais parce qu'on ne s'autorise pas à monter une entreprise, un mouvement, un collectif comme celui-là sans avoir d'abord usé ses semelles, traîné ses guêtres, mordu la poussière et essuyé les plâtres. Une communauté ne se proclame pas avec un logo et un formulaire d'inscription : elle se gagne dans la durée, dans les meetups maintenus quand le sujet n'était pas vendeur, dans les mêmes questions de débutants entendues cent fois sans soupirer, dans ces timides croisés un soir qu'on consulte aujourd'hui comme des références. Cette présence-là, indifférente à la météo médiatique, est le seul capital qui vaille.
J'ai passé des années à allumer des étincelles, qui n'ont d'ailleurs jamais été si ponctuelles que ça. Les dîners entre francophones, que je tiens depuis que le dernier dinosaure a posé ses valises pour un repos mérité à Madagascar — Michel, si tu lis ça, on t'aime, et allez jeter un œil à son asso au passage. La soirée IA, pas si improvisée que ça, montée avec des boîtes exceptionnelles en sponsors pour faire découvrir aux dévs de la commu d'autres outils que les leurs. Le WhatsApp Frenchy @ Dubdub que j'anime depuis trois ans, une vraie agora vivante toute l'année et pas seulement la semaine de la keynote. Le Slack WWDC Fr que je tiens depuis 2014, repris après que Didier, de Mac4Ever, eut arrêté sa mailing list. Ça a toujours pris. Et à chaque fois je repartais avec la même question agaçante : pourquoi faut-il toujours repartir de la case départ ? ⌘+F, c'est la décision d'arrêter de repartir de zéro. Mais pour comprendre d'où vient cette obsession, il faut remonter plus loin que mes propres débuts.
Trois âges d'une même flamme
Avant les meetups, avant Slack, avant tout ça, il y avait les Apple User Groups. Une époque que beaucoup ont oubliée, où la communauté Apple était structurée par Apple elle-même : des clubs locaux, un programme officiel lancé au milieu des années 80, un véritable insigne maison qu'on accrochait fièrement au mur. C'est là, tout au début de ma carrière, que j'ai mis un pied dans ce monde — dans un de ces groupes du côté de Lille, InterMac. Détail qui me bouleverse encore un peu : l'association existe toujours, et le vieil écusson « Apple User Group » figure encore sur son site. Sauf qu'elle a survécu en bifurquant à moitié vers la photo. La relique a tenu, mais en changeant de peau pour ne pas disparaître. C'est tout le problème, condensé dans une seule asso : ces lieux ne meurent pas d'un coup, ils s'effacent doucement faute de quelqu'un pour les tenir.
Vint ensuite mon époque CocoaHeads. J'ai animé celui de Lille pendant des années, et j'en garde un attachement réel. C'était la bonne formule : des dévs dans une salle, un sujet, des bières, et des conversations qui valaient le détour. Mais soyons lucides — ça s'essouffle aussi. Pas par manque d'amour, par usure du modèle. À Paris, les gens qui tiennent la barre ne sont plus développeurs — ou alors ne jurent plus que par l'IA (que j'adore, ne me jugez pas), ou font un jour un peu de Swift, le lendemain un peu de Flutter, le surlendemain un peu de React Native... Oui, oui, j'en fais un peu aussi, sans le mettre en avant — et comme le chante Tonton Georges dans À l'ombre des maris, « que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ». Moi, je suis prudemment derrière.
Et là, quelque chose se casse en silence : on peut orchestrer une logistique impeccable, mais on n'anime pas une communauté technique depuis l'extérieur de la technique. Ça finit par se sentir dans la salle. Je dis ça sans mépris, justement parce que j'y étais : c'est l'observation de quelqu'un qui a tenu le micro, pas le commentaire d'un type assis au fond. Et soyons clairs, parce que la question viendra : non, ⌘+F ne devient pas mon activité principale. Je reste entrepreneur, consultant et business angel — c'est mon métier et je ne le lâche pas. ⌘+F, c'est un à-côté, mais le genre d'à-côté qui me fait vibrer, celui qu'on porte parce qu'on ne peut pas faire autrement.
Et puis il y a un glissement plus profond, presque tendre. CocoaHeads. Cocoa. C'est le framework qui a fait battre nos cœurs pendant des années — la base de tout ce qu'on construisait. Mais à l'ère de Swift, de SwiftUI et du code assisté par agents, qui sait encore vraiment ce qu'est Cocoa ? Mieux : combien de dévs entrés ces cinq dernières années pourraient dire d'où vient le NS qui préfixe encore NSString ou NSArray ? (NeXTSTEP. Le système d'exploitation de NeXT, la boîte que Jobs avait montée en 1985 après son éviction d'Apple, et qu'Apple a fini par racheter en 1997 — ramenant Jobs au passage. Quarante ans après sa naissance, son ADN irrigue encore nos API au quotidien.) Le NS est au code ce que le ⌘ est au clavier : un signe qu'on tape sans plus le voir. Ce n'est pas une question de trivia. C'est le symptôme d'un fossé : la mémoire de la plateforme ne se transmet plus toute seule. Les anciens la portent sans la verbaliser ; les nouveaux codent par-dessus sans la connaître. Et entre les deux, il n'y a plus beaucoup d'endroits pour faire le pont.
Voilà les trois âges que j'ai traversés : l'AUG soutenu par Apple, le meetup qu'on porte à bout de bras, et aujourd'hui une plateforme où l'on génère du Swift sans toujours savoir ce qu'on génère. À chaque passage, on a gagné en puissance et perdu un peu de mémoire. ⌘+F est ma tentative d'un quatrième âge — un mouvement où le NS redevient une histoire qu'on se raconte plutôt qu'un préfixe qu'on subit, où le pont entre les générations n'est pas laissé au hasard d'un café d'après-conf. Pas pour faire réciter l'histoire d'Apple aux juniors, mais parce qu'un dév qui comprend pourquoi sa stack ressemble à ça code mieux que celui qui l'avale comme une boîte noire.
Pourquoi une hydre a 3 têtes — et pourquoi ces avec ces deux autres têtes
J'aurais pu mener ça seul. C'est même mon réflexe, l'entrepreneur qui charge tout sur son dos. Mais une communauté tenue par une seule personne n'est pas une communauté : c'est une audience. Et une audience consomme — elle ne se transmet rien. L'adage le dit mieux que moi : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Et c'est bien les étoiles qu'on vise avec ⌘+F.
Donc on est trois. Et je ne suis pas allé chercher deux profils complémentaires sur un tableur de compétences. Florent et Baptiste sont des amis. Le genre qu'on ne voit pas qu'aux conférences, le genre sur qui on s'appuie quand un truc dérape. Surtout, le genre capable de me regarder dans les yeux et de me dire « arrête, là tu fais de la merde, tu vas te cramer » — sans enrober. C'est, je crois, la qualification la plus sérieuse qu'on puisse exiger d'un cofondateur. On ne bâtit pas un collectif fondé sur la franchise avec des gens qui vous flattent. La franchise, ça commence entre nous trois, ou ça ne tient pas.
J'endosse le rôle de CEO parce qu'une entreprise en réclame un, point. Mais je n'oublie jamais une seconde que j'ai à mes côtés deux cofondateurs exceptionnels, dont je suis proche, et que je suis honoré — au sens plein — qu'ils aient choisi d'être là.
Florent, c'est la rigueur sans le tapage. Il défriche souvent visionOS, Swift, SwiftUI avant les autres, mais il ne te vendra jamais une mise à jour comme une révolution — il publie ses retours bruts pour que la communauté en profite, et il s'attaque aux sujets qui font réellement avancer les gens plutôt qu'à ceux qui font les titres. Quand je m'emballe, c'est typiquement lui qui me ramène au réel.
Baptiste vit à la jointure de deux mondes qu'on oppose trop souvent. Côté grand groupe, il fait le lien entre des équipes produit et la plateforme Apple ; côté indé, il développe depuis l'iPhone 3G et a même vu un de ses projets visionOS repris par Apple. Il refuse de choisir un camp, et c'est exactement la tension que ⌘+F doit habiter — parce que la scène française, ce n'est ni que des indés héroïques ni que des grosses structures anonymes, c'est le dialogue tendu et fécond entre les deux.
À trois, on couvre des géographies différentes — si Lille reste ma ville de cœur, je passe beaucoup de temps à Paris et à Londres — des rapports différents à la plateforme, et une même obsession : faire passer le projet avant nos petites vitrines personnelles. On ne va pas se mentir, on aimerait bien que ça grandisse, et pourquoi pas que ça finisse par se voir jusqu'à Cupertino. Mais l'ambition est au service du projet, pas l'inverse. Et le groupe iMessage où tout a commencé compte un quatrième larron : Prof. T., qui œuvre énormément mais préfère, lui, rester hors champ. Toute communauté qui tient a son artisan de l'ombre.
Et autour de nous, il y a celles et ceux qui reviennent — pas des fondateurs, mais des présences sur lesquelles on compte là où ça se passe : sur scène, en atelier, dans les discussions d'après. Claire Sivadier, par exemple, développeuse Swift qu'on croise volontiers dans les rendez-vous francophones, aussi solide sur la technique que sur la pédagogie — et le genre de personne avec qui on a juste envie de bosser. Une communauté, ça se reconnaît à ses habitués autant qu'à ceux qui ont signé en bas de la page.
Quatre manières de se retrouver
On a écarté l'idée de tout déployer d'un coup. Chaque format remplit une fonction nette — écrire du code, saisir un concept, croiser des gens, faire passer le relais — et on ne garde que ce qui fait réellement bouger les lignes.
Les meetups donnent la cadence : un sujet qui sert à quelque chose, des questions posées sans détour, et du temps après pour traîner et discuter. Paris, les grandes villes de province, le reste de la francophonie, ou en visio quand le thème mérite de dépasser les murs d'une salle.
Les temps forts sont les occasions plus rares — autour de Vision Pro, d'Apple Silicon, des Foundation Models, ou simplement d'un dîner — pensées pour laisser une trace partagée. Le genre de soirée dont on reparle deux ans plus tard parce qu'il s'y est noué quelque chose.
L'initiation, écoles et entreprises, c'est le volet transmission au sens strict. Pour les étudiants : entrer dans Swift, SwiftUI et la logique de design d'Apple sans se noyer sous le jargon. Pour les boîtes : du sur-mesure calé sur le niveau réel des équipes, pas un cours générique récité au-dessus de leurs têtes.
Le fil rouge de tout ça : enseigner sans donner de leçon, donner envie sans survendre, laisser la porte ouverte aux étudiants, aux reconvertis, aux équipes qui veulent monter en compétence, et à tous ceux qui ont encore l'envie de bien faire les choses. Exigeant et accueillant en même temps — retirer l'un des deux casse l'autre.
On parlera dates quand elles tiendront debout
La seule promesse que je peux faire aujourd'hui sans mentir : pas de dates gravées pour l'instant (enfin si, une mais c'est un évènement privé). Et c'est assumé.
On cale les premiers thèmes, les premiers lieux, les premiers intervenants — et on finalise les trois premiers rendez-vous, qui vont être énormes. Je préfère annoncer peu mais solide : un sujet précis, un endroit réel, des gens qui ont vraiment fait ce dont ils viennent parler. Pas une date balancée pour occuper le terrain. On communiquera quand ce sera tenable, parce qu'un rendez-vous annulé est une promesse trahie, et qu'une communauté se construit sur l'exact opposé.
Les premières échéances ne sont pas loin. Si tu veux être prévenu au bon moment, l'inscription à la lettre sur cmdf.io est, pour l'heure, la seule chose à faire — rien d'autre, juste les dates utiles. Et pour le reste, on se suit sur X et LinkedIn.
Qui parle, où, sur quoi : tout ça suivra. Mais le cœur est tranché. Il existe enfin un point fixe pour cette communauté que j'allume par à-coups depuis quinze ans. Cette fois, on ne la laisse pas retomber.
Et comme dirait l'un de mes mentors et amis, Jeff Lawson, le fondateur de Twilio : Onward.
— Clément
PS — Le clin d'œil à Brassens va à mon père, parti il y a un peu plus de dix ans, à qui je dois tout ce que je sais de la chanson française. Lui que je n'ai jamais pu emmener à San Francisco, et qui aurait tant aimé voir, de ses yeux, la maison bleue de Maxime.
